03076nlm0 22002051i 450 001001300000006001900013007001500032008004100047020001800088040000800106100003400114245008400148260001200232260003000244300001100274520231600285856009302601856009602694856008002790HARMA 224057m g0 d cr mn ---auama261017c go d fre  a9782336611693 bfre0 aYves Catonné, Michelle Perrot aErnest Labrousse (1895-1988) pionnier de l’histoire économique et sociale aParis : bEditions L'Harmattan a288 p. aNé en 1895 à Barbezieux (Charente), Ernest Labrousse après de brillantes études secondaires, a effectué dès l’âge de 18 ans une licence d’histoire, sous la direction d’Alphonse Aulard. Rapidement attiré par la mouvance de Jean Jaurès, il milite un moment aux Etudiants Socialistes Révolutionnaires avant d’adopter au moment de la Grande guerre une attitude d’Unité nationale. Entré en 1919 comme rédacteur au journal <em>l’Humanité </em>encore socialiste, il abandonne le militantisme politique dès le début de l’année 1925 et se consacre à une activité de chercheur en sciences économiques, en préparant une monumentale thèse de droit (<em>Esquisse du mouvement des prix et des revenus</em>), qu’il soutient en 1932. Elève puis assistant d’Aftalion, il assure le remplacement de François Simiand à la 4ème Section de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. Introduit dans le monde des historiens par Georges Lefèbvre en 1934, Labrousse n’en sortira plus. Il prépare une thèse restée célèbre « <em>La Crise de l’économie française à la fin de l’ancien régime</em> » dans laquelle il propose une interprétation des causes de la Révolution différente à la fois de Michelet et de Jaurès. Cette thèse lui ouvre les portes de la Sorbonne après la disparition tragique de Marc Bloch, fusillé par les nazis en juin 1944. Professeur à la Sorbonne de 1945 à 1965, il devient un grand partisan de l’Ecole des Annales fondée en 1929 par Lucien Fèvre et Marc Bloch. Il assure pendant plus de 20 ans l’enseignement de l’Histoire économique et sociale en collaboration avec Fernand Braudel, la Sorbonne alliée au Collège de France, à l’origine de la formation de nombreux historiens, tels Michelle Perrot, Pierre Goubert ou Emmanuel Leroy-Ladurie.<br>Politiquement, il restera fidèle à ses idées de jeunesse. Revenu dans le militantisme en 1938, poussé par les évènements extérieurs, il sera successivement antimunichois, opposé aux pleins pouvoirs du Maréchal Pétain puis au pacte germano-soviétique avant d’être membre du Parti Socialiste clandestin pendant l’Occupation puis directeur de cabinet de Léon Blum, pendant sa dernière participation à un gouvernement en 1948.40uhttps://www.editions-harmattan.fr/catalogue/couv/9782336611693r.jpg2Image de couverture40uhttps://www.harmatheque.com/downloadebook/97823366116932Télécharger le livre au format PDF40uhttps://www.harmatheque.com/readebook/97823366116932Lire ce livre en ligne